Renaissance : justifications et sources
Retrouvez la position documentaire de Renaissance pour chacune des 88 questions du test politique.
Lecture d’ensemble du profil
Le profil de Renaissance se caractérise par la recherche d’un équilibre entre économie de marché, investissement public et protection sociale ciblée. Les réponses recensées valorisent le travail, la simplification, l’autonomie des acteurs et l’usage de la concurrence, tout en acceptant une intervention de l’État dans les secteurs stratégiques et lors de crises. La ligne fiscale protège davantage le capital productif que les profils de gauche, mais conserve des mécanismes de redistribution. Sur les retraites, l’emploi et l’assurance chômage, le corpus insiste plus fortement sur l’activité, les incitations et la soutenabilité financière.
Cette approche réformatrice se retrouve dans l’éducation, la santé et l’organisation administrative, où davantage d’autonomie locale ou professionnelle peut être soutenue sans abandonner le cadre national. Les positions sociétales sont plutôt favorables à l’extension des droits individuels et à la lutte contre les discriminations. Sur l’immigration, le profil associe intégration, besoins économiques et voies de régularisation encadrées à un renforcement des obligations et des éloignements dans certaines situations. La sécurité est traitée par des moyens supplémentaires, mais aussi par des garanties légales et des politiques de prévention.
L’engagement européen constitue l’un des fils les plus constants : règles communes, capacités budgétaires ou industrielles partagées, soutien à l’Ukraine et coopération de défense. En écologie, Renaissance privilégie une transition conciliant baisse des émissions, innovation, nucléaire, renouvelables et compétitivité ; le corpus se montre moins disposé à accepter une décroissance durable ou des interdictions sans solution de remplacement. Cette logique produit des positions intermédiaires sur les instruments les plus coûteux, alors que les objectifs de décarbonation et de souveraineté énergétique restent affirmés.
Les références combinent documents programmatiques de Renaissance et d’Ensemble, pages du parti, travaux de l’Assemblée nationale et quelques prises de position institutionnelles. Elles couvrent plusieurs séquences politiques : une mesure gouvernementale, un vote de groupe et un programme électoral ne possèdent pas exactement la même valeur. La synthèse décrit les tendances qui se répètent dans les 88 questions et signale implicitement ces différences de contexte. Le lecteur peut examiner chaque justification et sa source dans le tableau ; le résultat n’est ni une communication officielle du parti, ni une évaluation de son action passée, mais une base comparative transparente.
Méthode et date. Synthèse éditoriale vérifiée le 16 août 2026, à partir des 88 positions et des sources publiques présentées ci-dessous. Elle décrit le corpus retenu pour Renaissance et ne constitue ni une prise de position du site, ni une communication officielle du parti. Voir la méthode de codage et de comparaison.
Ce tableau affiche uniquement les questions, les justifications et les sources publiques utilisées. Il ne contient ni votre score ni la note attribuée au parti.
| Question | Justification | Source |
|---|---|---|
| Il faut réduire les impôts sur le travail et le capital, même si cela implique de réduire certaines dépenses publiques. | Accord net : Renaissance veut poursuivre les baisses d’impôts de production et réduire le coût du travail, tout en finançant une partie de ces mesures par la réduction de dépenses jugées inefficaces et par une réforme de l’assurance chômage. Le lien entre baisse des prélèvements et maîtrise de la dépense est donc explicite, sans aller jusqu’à promettre une baisse générale de tous les impôts sur le capital. | Source de la position Q1doc.parti.re |
| Les inégalités économiques sont acceptables tant qu'elles résultent principalement du travail ou de la prise de risque. | Accord net : Renaissance fait de l’égalité des chances un principe central et affirme que chacun doit pouvoir s’élever par son mérite, son travail et la prise de risque. Le parti accepte donc clairement que les parcours puissent produire des écarts lorsqu’ils reposent sur ces facteurs, tout en maintenant un socle de solidarité ; +2 plutôt que +3. | Source de la position Q2parti-renaissance.fr |
| L'État devrait davantage taxer les hauts revenus et les gros patrimoines afin de réduire les inégalités. | Réserve modérée : Renaissance défend l’égalité des chances et un filet de solidarité, mais sa convention économique privilégie la stabilité fiscale, la baisse de certains prélèvements et l’encouragement du travail et de l’investissement plutôt qu’une hausse générale de la fiscalité sur les hauts revenus et les patrimoines. Le parti n’exclut pas toute progressivité, d’où -1 plutôt qu’un désaccord fort. | Source de la position Q3parti-renaissance.fr |
| Les entreprises devraient être obligées de limiter l’écart entre la rémunération de leurs dirigeants et celle de leurs salariés les moins bien payés. | Désaccord très fort : Renaissance s’est explicitement opposé au plafond de 1 à 20, le jugeant dirigiste et contraire à la liberté des entreprises de rémunérer des compétences ou talents exceptionnels. | Source de la position Q4assemblee-nationale.fr |
| Le salaire minimum devrait être augmenté significativement. | Réserve modérée : Renaissance veut fortement augmenter les revenus du travail et fixe un objectif de progression du salaire médian, mais sa stratégie repose surtout sur la croissance, la productivité, la baisse du coût du travail et l’intéressement plutôt que sur une forte hausse légale du SMIC. La finalité salariale est partagée, pas l’instrument principal proposé par la question. | Source de la position Q5doc.parti.re |
| Les entreprises privées sont généralement plus efficaces que l'État pour fournir des biens et services, même dans certains secteurs essentiels. | Accord net : Renaissance place l’entreprise, l’entrepreneuriat, l’innovation et la prise de risque au cœur de son modèle économique et cherche à simplifier l’environnement des entreprises. Le parti conserve toutefois un rôle important pour l’État dans les secteurs stratégiques, l’investissement et les services publics ; l’affirmation en faveur du privé est donc forte mais pas absolue. | Source de la position Q6doc.parti.re |
| L'État devrait pouvoir nationaliser temporairement ou durablement une entreprise privée lorsqu'elle contrôle une activité stratégique pour le pays. | Réserve modérée : Renaissance préfère un « État investisseur » capable d’orienter, de contractualiser et de protéger les secteurs stratégiques à un État qui reprend systématiquement la propriété des entreprises. Cette intervention publique laisse la nationalisation possible dans des circonstances exceptionnelles, mais elle n’est pas l’outil privilégié du parti. | Source de la position Q7doc.parti.re |
| La concurrence est généralement préférable à l'encadrement par des normes pour améliorer les prix, la qualité et l'innovation. | Accord net : la convention économique de Renaissance insiste sur la concurrence, l’innovation, la simplification et la libération de l’activité économique pour améliorer l’offre. Le parti ne rejette cependant pas la réglementation : il défend aussi des normes environnementales, des standards d’importation et des règles protectrices. La préférence pour la concurrence est donc nette sans être exclusive. | Source de la position Q8doc.parti.re |
| La France dépense trop d'argent public et devrait accepter de réduire certaines politiques sociales pour revenir à l'équilibre budgétaire. | Accord net : Renaissance considère que la dépense publique doit être davantage maîtrisée et propose de supprimer ou réduire des dépenses jugées inefficaces, notamment pour financer des baisses de prélèvements. Le parti reste toutefois attaché à un haut niveau de services publics et de protection sociale ; il ne propose pas une réduction indiscriminée de toutes les politiques sociales. | Source de la position Q9doc.parti.re |
| L'État devrait garantir un niveau élevé de protection sociale, même si cela implique une fiscalité importante. | Position intermédiaire : Renaissance reste attaché à une protection sociale élevée mais cherche simultanément à réduire les déficits et ne défend pas une hausse générale de la fiscalité pour la financer ; la formulation « même si cela implique une fiscalité importante » ne correspond donc pas à une adhésion nette. | Source de la position Q10doc.parti.re |
| L'État devrait intervenir beaucoup plus fortement dans l'économie lorsque le marché produit des résultats jugés socialement indésirables. | Position intermédiaire : Renaissance veut à la fois libérer l’investissement privé et renforcer l’intervention publique lorsqu’elle est stratégique, en passant notamment d’un État « subventionneur » à un État investisseur et contractuel. Cette combinaison ne correspond ni à un retrait général de l’État ni à l’idée qu’il devrait intervenir beaucoup plus fortement dès qu’un résultat de marché est jugé socialement indésirable. | Source de la position Q11doc.parti.re |
| Les citoyens devraient avoir davantage de liberté pour choisir eux-mêmes comment utiliser leur argent plutôt que de passer par des systèmes publics obligatoires. | Accord modéré : Renaissance valorise la responsabilité individuelle et souhaite introduire davantage de choix personnels, notamment dans son projet de retraite avec un compte individuel et une composante de capitalisation. Il conserve néanmoins des systèmes collectifs obligatoires et un socle public de solidarité, ce qui limite l’accord à +1. | Source de la position Q12parti-renaissance.fr |
| La société devrait accepter beaucoup plus largement les différents modes de vie, même lorsqu'ils s'éloignent des normes traditionnelles. | Accord net : Renaissance défend explicitement la liberté individuelle, l’égalité des droits et la lutte contre les discriminations, y compris envers les personnes LGBT+, tout en rejetant les assignations identitaires. Cette ligne conduit à accepter largement des modes de vie différents, même si le parti reste également attaché à un cadre républicain commun et à la transmission de la culture nationale. | Source de la position Q13parti-renaissance.fr |
| Un gouvernement devrait pouvoir faire adopter le budget sans vote de l’Assemblée nationale lorsqu’aucune majorité stable ne se dégage, afin d’éviter un blocage institutionnel. | Accord net : Les gouvernements issus de la majorité présidentielle ont utilisé le 49.3 précisément pour faire adopter des budgets en situation de majorité relative. Pratique directement conforme à la proposition. | Source de la position Q14assemblee-nationale.fr |
| Réduire les inégalités peut parfois justifier de restreindre certaines libertés individuelles. | Désaccord net : Renaissance présente la liberté individuelle et l’égalité des chances comme deux valeurs qui doivent être conciliées, et privilégie l’accès aux opportunités, la solidarité et l’émancipation plutôt que la restriction des libertés pour égaliser les situations. Le parti accepte néanmoins certaines contraintes réglementaires au nom de l’intérêt général, ce qui empêche un -3. | Source de la position Q15parti-renaissance.fr |
| Les politiques publiques devraient chercher à corriger activement les discriminations historiques ou structurelles entre groupes sociaux. | Accord net : la charte de Renaissance affirme que le parti combat les inégalités de naissance et de statut, les discriminations et les plafonds de verre, et cherche activement à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes. Il ne se limite donc pas à l’égalité juridique formelle, même si son approche reste universaliste plutôt que fondée sur des droits différenciés entre groupes. | Source de la position Q16parti-renaissance.fr |
| Les régions devraient pouvoir adopter des règles différentes en matière économique, sociale ou environnementale plutôt que d’appliquer partout les mêmes règles nationales. | Accord net : Renaissance accepte la différenciation territoriale dans le respect du principe d’égalité et souhaite laisser davantage de place au pouvoir réglementaire local pour adapter l’application des politiques publiques. | Source de la position Q17assemblee-nationale.fr |
| Certaines traditions et valeurs culturelles méritent d'être préservées même si elles évoluent moins vite que la société. | Accord modéré : Renaissance affirme vouloir « chérir, protéger et transmettre » l’histoire, la culture, la langue, le patrimoine et les paysages français. Cette volonté de transmission donne un poids réel aux traditions, mais le parti défend parallèlement le progrès social et l’évolution des droits ; il ne place donc pas la tradition au-dessus du changement de société. | Source de la position Q18parti-renaissance.fr |
| La France devrait réduire le nombre d'immigrants qu'elle accueille chaque année. | Accord modéré : Renaissance veut passer d’une immigration en partie « subie » à une immigration davantage pilotée par les besoins économiques, avec des quotas, une sélection par points et un contrôle renforcé des étudiants et du regroupement familial. Ces mesures peuvent réduire plusieurs flux, mais le parti souhaite parallèlement maintenir et organiser une immigration économique utile, sans annoncer de baisse uniforme de toutes les entrées. L’accord avec l’énoncé reste donc limité à +1. | Source de la position Q19doc.parti.re |
| L'immigration économique est globalement bénéfique pour l'économie française. | Accord net : Renaissance propose explicitement de développer des filières d’immigration économique choisie en fonction des besoins de l’économie et des compétences recherchées. Le parti considère donc cette immigration comme utile lorsqu’elle est pilotée et intégrée, sans affirmer pour autant que toute immigration économique est bénéfique quelles que soient les conditions. | Source de la position Q20doc.parti.re |
| Un étranger résidant légalement en France depuis de nombreuses années (par exemple avec un titre de séjour) devrait, à situation économique comparable, bénéficier des mêmes prestations sociales et du même accès au logement social qu’un citoyen français, sans priorité fondée sur la nationalité. | Accord net : Renaissance refuse une préférence durable fondée sur la nationalité pour les prestations et le logement social une fois qu’un étranger est légalement et durablement installé. L’orientation est nette, mais une partie de l’arbitrage ou son intensité reste plus nuancée que dans l’énoncé, d’où +2. | Source de la position Q21doc.parti.re |
| L'accès à la nationalité française devrait être rendu plus exigeant. | Accord modéré : Renaissance veut renforcer les exigences de langue, d’intégration et de respect des règles pour l’installation durable, mais sa convention régalienne réaffirme son attachement au droit du sol en métropole. La ligne est donc plus exigeante sur l’intégration sans remettre en cause l’ensemble des voies actuelles d’accès à la nationalité. | Source de la position Q22doc.parti.re |
| La France devrait être beaucoup plus stricte concernant l'expulsion des étrangers condamnés pour des crimes graves. | Accord très fort : Renaissance propose d’accélérer l’expulsion des étrangers condamnés pour des actes criminels ou appartenant à une organisation criminelle, d’allonger la durée de rétention et d’assortir davantage de condamnations d’interdictions du territoire. La position correspond directement à un durcissement marqué envers les étrangers condamnés pour des faits graves. | Source de la position Q23doc.parti.re |
| Même lorsque l'immigration est économiquement bénéfique, elle peut être légitimement limitée pour préserver la cohésion culturelle du pays. | Accord modéré : Renaissance affirme que l’immigration ne peut fonctionner que si le pays d’accueil peut offrir des opportunités aux nouveaux arrivants sans dégrader celles de ses propres citoyens, et insiste sur l’intégration au cadre républicain. Le parti ne formule toutefois pas la limitation de l’immigration principalement comme un moyen de préserver une homogénéité culturelle : +1 reste prudent. | Source de la position Q24doc.parti.re |
| La France devrait accueillir davantage de réfugiés lorsqu'ils fuient une guerre ou une persécution, même si cela représente un coût économique. | Position intermédiaire : Renaissance maintient son attachement au droit d’asile et à la protection des personnes persécutées, mais sa ligne récente met surtout l’accent sur la maîtrise des flux et ne propose pas d’augmenter globalement le nombre de réfugiés accueillis malgré un coût économique. La question demande une hausse explicite que le parti ne soutient ni ne rejette clairement. | Source de la position Q25doc.parti.re |
| Les peines de prison effectives devraient être plus sévères, même si cela augmente fortement la population carcérale. | Accord modéré : Renaissance veut rendre les sanctions plus rapides et mieux exécutées et augmenter les capacités carcérales, mais sa convention défend également les travaux d’intérêt général, la réinsertion par le travail et la lutte contre la récidive. La fermeté pénale est réelle, sans faire de l’augmentation de la population carcérale un objectif en soi. | Source de la position Q26doc.parti.re |
| Il vaut mieux investir dans la prévention et la réinsertion que dans l'augmentation des sanctions. | Position intermédiaire : Renaissance défend à la fois la prévention et la réinsertion, mais aussi le renforcement des sanctions et des moyens répressifs ; aucune priorité nette entre les deux approches ne se dégage : 0. | Source de la position Q27doc.parti.re |
| La police devrait disposer de pouvoirs plus importants pour lutter contre la criminalité, quitte à accepter davantage de contrôles sur certaines libertés individuelles. | Accord net : Renaissance propose davantage de moyens et de technologies pour la police, notamment l’extension de la vidéoprotection algorithmique, afin de renforcer la prévention et l’efficacité opérationnelle. Le parti précise cependant que ces outils doivent rester dans un cadre respectueux des libertés publiques, ce qui justifie +2 plutôt que +3. | Source de la position Q28doc.parti.re |
| La France devrait pouvoir interdire l’importation de produits agricoles fabriqués selon des normes qu’elle interdit à ses propres agriculteurs, même si cela faisait disparaître des rayons les produits alimentaires les moins chers. | Accord modéré : Renaissance soutient la réciprocité des normes, les contrôles et des clauses de sauvegarde, mais reste favorable aux échanges commerciaux et ne donne pas clairement priorité à l'interdiction lorsque celle-ci renchérit les produits alimentaires les moins chers. | Source de la position Q29assemblee-nationale.fr |
| La lutte contre le changement climatique doit rester prioritaire même lorsqu'elle réduit la croissance économique à court terme. | Accord modéré : Renaissance affirme que la transition écologique doit être ambitieuse, mais sa convention 2025 précise qu’elle doit passer par la croissance et la prospérité économique. Le parti ne valide donc pas clairement le sacrifice de croissance de court terme posé par la question ; +1 reflète mieux cette réserve. | Source de la position Q30doc.parti.re |
| Il faut accepter une hausse importante du prix des énergies fossiles pour accélérer la transition écologique. | Accord modéré : Renaissance envisage un signal-prix carbone plus efficace, mais veut le rendre progressif selon les revenus et les lieux de vie et protéger les ménages les plus exposés. Le parti accepte donc que les énergies fossiles deviennent plus coûteuses pour accélérer la transition, sans soutenir une hausse importante et uniforme des prix : +1. | Source de la position Q31doc.parti.re |
| Une partie des cotisations sociales sur les salaires devrait être remplacée par une hausse de la TVA afin d’augmenter les salaires nets et de réduire le coût du travail, même si cela augmente le prix des biens et services consommés | Accord modéré : Emmanuel Macron estime que le financement de la protection sociale repose trop sur le travail et cite la consommation parmi les assiettes alternatives possibles. Mais, interrogé explicitement sur une TVA sociale, il n'a pas endossé cette solution précise. Renaissance est donc orienté vers un transfert partiel hors des cotisations sur les salaires, sans avoir clairement accepté la hausse de TVA et le renchérissement des biens et services décrits par la question ; +1 est plus adapté que +2. | Source de la position Q32elysee.fr |
| Les politiques écologiques devraient reposer principalement sur des mécanismes de marché comme la taxe carbone plutôt que sur des interdictions. | Accord modéré : Renaissance défend une « écologie du contrat » et de l’offre, reposant largement sur l’innovation des entreprises et la compétitivité. Mais le parti maintient aussi des outils réglementaires comme les ZFE et une planification écologique : sa préférence pour le marché plutôt que les interdictions n’est donc que partielle. | Source de la position Q33doc.parti.re |
| Il est justifié d'interdire certains produits ou comportements très polluants même lorsque les consommateurs les souhaitent. | Accord modéré : Renaissance accepte certaines contraintes sur les usages très polluants — maintien des ZFE, standards environnementaux et trajectoires de décarbonation — mais sa doctrine privilégie une « écologie du contrat », l’innovation et les solutions accessibles plutôt qu’une multiplication des interdictions. Le principe est admis, mais pas comme instrument dominant. | Source de la position Q34doc.parti.re |
| Les pays riches devraient supporter une part prépondérante du coût de la transition écologique mondiale. | Accord net : Renaissance défend une action climatique européenne et internationale où les économies développées doivent mobiliser davantage de financements, de technologies et d’investissements pour la transition. Le parti inscrit cette solidarité dans une stratégie de compétitivité et de coopération plutôt que dans l’idée que les pays riches devraient supporter seuls l’essentiel du coût mondial. | Source de la position Q35ensemble-2024.fr |
| La France devrait transférer davantage de compétences à l'Union européenne afin de renforcer son poids économique et géopolitique. | Accord net : Renaissance fait de l’Europe le niveau pertinent pour gagner en puissance dans l’industrie, l’énergie, la défense, l’investissement et la politique commerciale. Le parti est donc favorable à de nouveaux moyens et compétences communs, tout en conservant un rôle important aux États dans plusieurs domaines. | Source de la position Q36ensemble-2024.fr |
| La France devrait conserver autant que possible sa souveraineté nationale, même si cela réduit son influence au niveau européen. | Désaccord net : Renaissance considère qu’une souveraineté française efficace passe souvent par une Europe plus forte et capable d’agir collectivement. Il rejette donc l’idée de conserver à tout prix des compétences nationales lorsque cela affaiblit l’influence française, sans souhaiter pour autant la disparition de la souveraineté nationale. | Source de la position Q37ensemble-2024.fr |
| L'euro est globalement bénéfique pour la France malgré la perte de certains instruments de politique économique. | Accord très fort : Renaissance défend sans ambiguïté l’appartenance à la zone euro et présente l’intégration économique et monétaire européenne comme un levier de stabilité et de puissance. Le parti n’envisage pas de revenir à une monnaie nationale pour retrouver des instruments monétaires propres. | Source de la position Q38ensemble-2024.fr |
| L'Union européenne devrait pouvoir imposer davantage de règles communes aux États membres. | Accord net : Renaissance soutient davantage de règles et politiques européennes communes dans des domaines comme le climat, l’industrie, la concurrence, le commerce et la sécurité. Il reste néanmoins attaché au principe de subsidiarité et ne défend pas que toute politique soit uniformisée au niveau européen. | Source de la position Q39ensemble-2024.fr |
| En cas de conflit entre les intérêts économiques français et les règles européennes, la France devrait pouvoir désobéir à certaines règles européennes. | Désaccord très fort : Renaissance défend l’action de la France à l’intérieur du droit et des institutions de l’Union et cherche à modifier les règles européennes par la négociation commune plutôt que par la désobéissance nationale. La stratégie de rupture unilatérale avec les règles de l’UE est directement opposée à sa ligne européenne. | Source de la position Q40ensemble-2024.fr |
| Il faudrait supprimer l'IFI et ne plus taxer spécifiquement le patrimoine immobilier au-delà de la fiscalité ordinaire. | Position intermédiaire : la famille politique de Renaissance a remplacé l’ancien ISF par l’IFI afin de moins taxer le capital productif, mais ne porte pas aujourd’hui de ligne claire en faveur de la suppression totale de l’IFI. Elle s’oppose également à un retour à une taxation patrimoniale beaucoup plus large. La position actuelle se situe donc entre maintien ciblé et allègement de la fiscalité du patrimoine, ce qui justifie 0. | Source de la position Q41doc.parti.re |
| L'héritage devrait être davantage taxé au-delà d'un certain seuil de patrimoine transmis, même si cela conduit certaines familles à transmettre moins de patrimoine à leurs enfants. | Réserve modérée : Renaissance privilégie l’égalité des chances mais reste favorable à la transmission du patrimoine et ne propose pas de hausse générale des droits de succession au-delà d’un seuil. Son approche cherche plutôt à concilier transmission familiale et correction des inégalités, ce qui l’oriente légèrement contre une augmentation systématique de la fiscalité successorale. | Source de la position Q42parti-renaissance.fr |
| Les très grandes fortunes devraient être imposées sur leur patrimoine mondial, même lorsqu'elles quittent la France. | Position intermédiaire : les documents actuels de Renaissance abordent la fiscalité du capital, l’attractivité et la lutte contre l’évasion, mais ne proposent pas de maintenir une imposition française du patrimoine mondial d’une personne après son expatriation. L’absence de position précise sur ce mécanisme extraterritorial justifie de laisser la note à 0. | Source de la position Q43doc.parti.re |
| Un chômeur devrait pouvoir perdre une partie significative de ses allocations s'il refuse plusieurs emplois raisonnablement adaptés à ses compétences. | Accord net : Renaissance a renforcé la logique de droits et devoirs autour de France Travail et conditionne désormais le RSA à un minimum d’activité hebdomadaire. Cette ligne accepte donc une sanction significative lorsque le bénéficiaire refuse durablement de s’engager dans un parcours raisonnable de retour à l’emploi, sans prévoir une suppression automatique au premier refus. | Source de la position Q44parti-renaissance.fr |
| L’État devrait garantir que les produits essentiels ne coûtent pas beaucoup plus cher dans les DOM/TOM que dans l’Hexagone, quitte à subventionner durablement leur transport ou leur prix avec l’argent public national. | Accord modéré : des élus du bloc central ont soutenu une aide publique au fret destinée à réduire le surcoût des produits essentiels outre-mer, ce qui va dans le sens de la proposition. Renaissance privilégie toutefois aussi des mesures structurelles de concurrence et de transparence, sans faire d’une subvention nationale durable des prix une doctrine générale ; +1 est donc plus adapté que +2. | Source de la position Q45assemblee-nationale.fr |
| Le CDI protège trop fortement les salariés déjà en poste et peut rendre plus difficile l’accès à l’emploi stable, au détriment des jeunes, chômeurs ou travailleurs en contrats précaires. | Accord net : Renaissance cherche à fluidifier le marché du travail, faciliter les transitions professionnelles et réduire les barrières qui freinent l’embauche, tout en renforçant la sécurisation des parcours. Cette logique rejoint l’idée qu’une protection trop rigide des emplois existants peut pénaliser les entrants, mais le parti ne défend pas la disparition des protections contre les licenciements abusifs. | Source de la position Q46doc.parti.re |
| Les retraites devraient être progressivement réformées vers un système combinant répartition et capitalisation, même si cela implique une période de transition coûteuse. | Accord net : Renaissance propose désormais explicitement une capitalisation accessible à tous, avec crédit d’impôt pour les foyers modestes et fonds national de capitalisation, en complément d’un système collectif de retraite. La question ajoute seulement l’hypothèse d’une transition coûteuse, non explicitement acceptée. | Source de la position Q47parti-renaissance.fr |
| L'âge légal de départ à la retraite devrait être augmenté afin d'assurer plus facilement le financement du système de retraite. | Position intermédiaire : Renaissance a porté le relèvement à 64 ans en 2023, mais sa proposition actuelle veut refonder le système autour d'un compte individuel où chacun choisit son moment de départ, avec surcote, capitalisation et règle d'or d'équilibre. Le parti ne fait donc plus d'une nouvelle hausse de l'âge légal le levier central de financement, sans pour autant la rejeter par principe ; 0 est le score le plus fidèle à la ligne actuelle. | Source de la position Q48parti-renaissance.fr |
| Les prestations sociales devraient être fortement conditionnées à la durée de cotisation et de participation au marché du travail. | Accord net : la ligne de Renaissance lie de plus en plus certaines prestations à l’activité et à l’insertion, comme l’obligation d’au moins quinze heures d’activité pour les bénéficiaires du RSA. Elle ne conditionne toutefois pas fortement l’ensemble de la protection sociale à une longue durée de cotisation ; +2 reflète cette orientation sans la généraliser. | Source de la position Q49parti-renaissance.fr |
| Une entreprise qui reçoit plusieurs milliards d'euros d'aides publiques devrait pouvoir être contrainte de limiter ses dividendes et les rémunérations de ses dirigeants tant que l'aide n'est pas remboursée. | Accord modéré : Renaissance souhaite davantage conditionner les aides publiques aux entreprises à des objectifs économiques, sociaux ou écologiques et passer d’une logique de subvention à une logique d’investissement et de contractualisation. Le parti ne propose cependant pas comme règle générale de bloquer dividendes et rémunérations jusqu’au remboursement intégral de toute aide importante. | Source de la position Q50doc.parti.re |
| L'État devrait davantage utiliser son pouvoir d'actionnaire pour orienter les grandes entreprises françaises vers des objectifs industriels de long terme. | Accord modéré : Renaissance veut transformer l’État en investisseur stratégique capable d’orienter les secteurs clés et de contractualiser avec les entreprises. Cela va dans le sens d’un actionnariat public plus actif lorsque l’État est au capital, mais le document ne propose pas explicitement d’utiliser systématiquement les droits d’actionnaire pour imposer des objectifs industriels de long terme. | Source de la position Q51doc.parti.re |
| Il faudrait réduire fortement les normes administratives pesant sur les entreprises, même si certaines protections environnementales ou sociales deviennent moins strictes. | Accord modéré : Renaissance défend une simplification importante des normes pesant sur les entreprises, mais sans assumer de manière générale un affaiblissement des protections environnementales ou sociales ; +1 traduit cette réserve. | Source de la position Q52doc.parti.re |
| Un étranger en situation irrégulière qui travaille de façon stable en France depuis plusieurs années et n’a commis aucun délit devrait pouvoir être régularisé, même s’il est entré ou est resté sur le territoire sans autorisation. | Accord modéré : la majorité macroniste a défendu une admission exceptionnelle au séjour par le travail pour des étrangers présents depuis plusieurs années, mais principalement sous conditions et dans les métiers en tension ; la question est plus large que le dispositif soutenu. | Source de la position Q53assemblee-nationale.fr |
| L'accès à certaines prestations sociales devrait être beaucoup plus limité pendant les premières années suivant l'arrivée d'un immigré. | Accord modéré : Renaissance a soutenu des conditions de résidence ou d’intégration pour l’accès à certaines prestations et veut interrompre rapidement les droits lorsque le titre de séjour expire. Le parti ne défend toutefois pas une exclusion générale des immigrés légaux de la protection sociale pendant plusieurs années, ce qui limite la note à +1. | Source de la position Q54doc.parti.re |
| La France devrait privilégier l'immigration économique qualifiée, même si cela signifie accueillir moins de personnes peu qualifiées. | Accord net : Renaissance propose une immigration économique à points fondée notamment sur les qualifications, l’âge, la maîtrise du français et une offre d’emploi ferme, afin d’adapter les entrées aux besoins de l’économie. Cela favorise clairement les profils qualifiés, sans fermer toutes les voies aux travailleurs moins qualifiés lorsque des secteurs en ont besoin. | Source de la position Q55doc.parti.re |
| Une personne née en France de parents étrangers devrait automatiquement devenir française à sa majorité si elle y a grandi, même si elle ne manifeste pas particulièrement d'attachement à la France. | Accord net : Renaissance réaffirme son attachement au droit du sol en métropole et ne propose pas d’exiger d’un jeune né et élevé en France une manifestation particulière d’adhésion politique pour devenir français. Le parti souhaite néanmoins renforcer l’apprentissage des règles et de la langue dans le parcours d’intégration, d’où +2 plutôt que +3. | Source de la position Q56doc.parti.re |
| La France devrait pouvoir refuser l'entrée à un immigré légalement admissible lorsqu'il existe de fortes raisons de penser qu'il ne souhaite pas s'intégrer culturellement à la société française. | Accord modéré : Renaissance veut sélectionner davantage l’immigration sur des critères d’intégration, notamment la langue, l’emploi et le respect du cadre républicain. La convention ne crée cependant pas un pouvoir général de refus fondé sur une appréciation préalable des intentions culturelles d’un candidat pourtant légalement admissible ; +1 reste donc prudent. | Source de la position Q57doc.parti.re |
| Le fait de conserver des pratiques culturelles ou religieuses très différentes de celles de la majorité française n'est pas en soi un problème tant que les lois françaises sont respectées. | Accord net : Renaissance défend la liberté de croire ou de ne pas croire et refuse les assignations identitaires, tant que les lois et la laïcité sont respectées. Le parti accepte donc la diversité culturelle et religieuse en elle-même, tout en exigeant l’adhésion à un cadre républicain commun et en combattant le séparatisme. | Source de la position Q58parti-renaissance.fr |
| Pour lutter contre le terrorisme, l'État devrait pouvoir surveiller préventivement une personne considérée comme présentant un risque sérieux, même sans preuve suffisante pour engager des poursuites pénales. | Accord net : Renaissance veut renforcer les moyens de renseignement et de surveillance préventive contre le terrorisme et étendre l’usage de technologies comme la vidéoprotection algorithmique. Le parti maintient des garanties juridiques et un contrôle au nom des libertés publiques, ce qui justifie un accord fort mais non maximal. | Source de la position Q59doc.parti.re |
| Une personne qui tient publiquement des propos profondément offensants mais qui n'appelle ni à la violence ni à commettre une infraction devrait être protégée par la liberté d'expression. | Accord net : Renaissance défend une conception large de la liberté d’expression qui protège aussi les propos choquants, blasphématoires ou profondément offensants tant qu’ils restent licites. L’orientation est nette, mais une partie de l’arbitrage ou son intensité reste plus nuancée que dans l’énoncé, d’où +2. | Source de la position Q60doc.parti.re |
| Lorsqu’un conducteur refuse d’obtempérer et prend la fuite, les policiers devraient pouvoir utiliser leur arme à feu même si le danger pour leur vie n’est pas immédiat. | Accord modéré : lors du scrutin du 7 juillet 2026, le groupe Ensemble pour la République a voté majoritairement pour la présomption de légitime défense des forces de l’ordre (55 pour, 12 contre). | Source de la position Q61assemblee-nationale.fr |
| Une taxe carbone qui réduit les émissions de CO₂ devrait être maintenue même si elle diminue le pouvoir d’achat des ménages modestes, à condition de compenser ces derniers par des aides ciblées. | Accord net : la convention économique de Renaissance envisage une taxe carbone plus efficace tout en la rendant progressive selon les revenus et les lieux de vie afin de protéger les ménages les plus exposés. Le parti accepte donc le signal-prix carbone à condition d’en corriger l’effet social, ce qui correspond très directement à la logique de la question. | Source de la position Q62doc.parti.re |
| La France devrait interdire progressivement la vente de voitures thermiques même si cela augmente temporairement le prix moyen des véhicules. | Accord net : Renaissance soutient la sortie progressive du véhicule thermique, maintient les ZFE et propose d’aider les ménages à accéder aux véhicules propres, notamment par le leasing social et des avantages fiscaux. Le parti reconnaît le coût de la transition et cherche à le compenser plutôt qu’à renoncer à l’objectif, d’où +2. | Source de la position Q63doc.parti.re |
| Il faut privilégier le nucléaire même si cela conduit à réduire certains investissements dans les renouvelables. | Accord modéré : Renaissance soutient fortement la relance nucléaire mais conserve une stratégie de développement conjoint des énergies renouvelables ; l'arbitrage explicite au détriment des renouvelables n'est donc que partiellement soutenu. | Source de la position Q64doc.parti.re |
| Si la France pouvait réduire ses émissions de 20 % mais que cela réduisait son PIB de 3 %, alors que les autres pays ne faisaient aucun effort comparable, il faudrait quand même le faire. | Position intermédiaire : Renaissance affirme que l’urgence climatique exige une action forte, mais sa doctrine climatique lie explicitement la transition à la prospérité, à la croissance et à la compétitivité. Le parti ne dit pas qu’il accepterait une baisse de PIB de 3 % en France si les autres pays ne faisaient aucun effort comparable ; cet arbitrage précis reste non tranché. | Source de la position Q65doc.parti.re |
| Pour certaines décisions économiques complexes, il serait préférable de confier davantage de pouvoir à des institutions indépendantes composées d'experts plutôt qu'aux responsables politiques élus. | Accord modéré : Renaissance valorise l’expertise, les évaluations indépendantes et les autorités de régulation pour éclairer les décisions économiques complexes. Le parti reste cependant attaché à une démocratie représentative dans laquelle la décision finale appartient aux responsables élus ; il s’agit donc d’un recours accru à l’expertise plutôt que d’un transfert net du pouvoir politique aux experts, d’où +1. | Source de la position Q66parti-renaissance.fr |
| Un gouvernement devrait pouvoir prendre une décision économiquement nécessaire mais très impopulaire sans chercher à obtenir l'approbation immédiate de la population. | Accord net : Renaissance revendique une culture de l’action publique dans laquelle les responsables élus doivent pouvoir prendre des réformes difficiles lorsqu’ils les jugent nécessaires, notamment sur le travail, les retraites ou les finances publiques. Le parti continue cependant à défendre le débat parlementaire et l’association des citoyens, donc la décision impopulaire n’est pas présentée comme devant échapper durablement au contrôle démocratique. | Source de la position Q67parti-renaissance.fr |
| Le référendum devrait être beaucoup plus utilisé, même lorsque les citoyens votent sur des sujets dont ils maîtrisent mal les aspects techniques. | Position intermédiaire : Renaissance veut développer la participation citoyenne et les référendums locaux, jusqu’à permettre une initiative citoyenne sous condition de seuil. Il reste en même temps attaché à une démocratie représentative forte et ne propose pas que le référendum national soit beaucoup plus utilisé indépendamment de la technicité des sujets ; la position est donc mixte. | Source de la position Q68parti-renaissance.fr |
| Il serait acceptable de donner davantage de poids politique aux citoyens qui démontrent un niveau élevé de connaissance du fonctionnement des institutions et de l'économie. | Désaccord net : Renaissance veut renforcer la participation citoyenne et les dispositifs de consultation sans instaurer de condition de compétence pour accéder au vote. Aucune proposition actuelle suffisamment claire n'établit cependant une volonté d'abaisser généralement le droit de vote à 16 ans. Le parti est donc nettement opposé à un filtre économique du suffrage, mais moins éloigné de la proposition que les partis qui cherchent activement à élargir le corps électoral ; -2 est adapté. | Source de la position Q69parti-renaissance.fr |
| Le président de la République devrait disposer de davantage de pouvoirs pour pouvoir mettre en œuvre un programme pendant cinq ans sans être constamment bloqué par le Parlement. | Accord net : Renaissance reste attaché à une Ve République dotée d’un exécutif capable d’agir et a régulièrement défendu des mécanismes permettant de gouverner malgré l’absence d’une majorité homogène. Le parti ne propose toutefois pas de supprimer les contre-pouvoirs parlementaires ou juridictionnels ; +2 reflète un exécutif fort plutôt qu’un pouvoir présidentiel sans frein. | Source de la position Q70parti-renaissance.fr |
| La proportionnelle intégrale serait préférable au système actuel, même si elle rendait plus fréquentes les coalitions et les gouvernements instables. | Réserve modérée : Renaissance est favorable à une meilleure représentation du pluralisme mais reste attaché à la capacité de dégager des majorités stables et à l’efficacité gouvernementale. Le parti ne défend pas clairement une proportionnelle intégrale acceptant davantage d’instabilité ; sa ligne est plutôt compatible avec une dose de proportionnelle qu’avec un basculement complet du système. | Source de la position Q71parti-renaissance.fr |
| Le droit de séjour durable en France devrait dépendre, sauf impossibilité particulière, d’efforts concrets pour apprendre le français, comprendre les règles et usages du pays et participer à la vie collective. | Accord net : Renaissance propose de renforcer les critères de maîtrise du français pour le regroupement familial et d’utiliser la maîtrise du français parmi les critères d’une immigration par points. Le travail et l’intégration sont explicitement liés, mais la convention ne pose pas une condition générale identique pour tout séjour durable ; +2 est plus adapté que +3. | Source de la position Q72doc.parti.re |
| Les différences de délinquance observées s’expliquent davantage par les inégalités sociales et économiques que par la culture d’origine des personnes concernées. | Accord modéré : Renaissance traite la délinquance comme un phénomène lié à plusieurs facteurs — désocialisation, échec d’intégration, trafic, pauvreté et conditions de vie — et refuse de l’expliquer globalement par l’origine des personnes. Sa convention insiste néanmoins aussi sur les enjeux d’intégration et de respect des normes communes ; +1 traduit cette approche multifactorielle. | Source de la position Q73doc.parti.re |
| La France devrait interdire aux agriculteurs l’usage d’un produit jugé trop polluant, même si cette interdiction les désavantage face à des concurrents étrangers qui peuvent encore l’utiliser. | Réserve modérée : Ensemble pour la République défend les exigences environnementales mais accepte des dérogations ciblées et temporaires pour les filières sans solution alternative lorsque la production est gravement menacée. L’interdiction maintenue malgré le désavantage concurrentiel n’est donc pas sa ligne générale. | Source de la position Q74questions.assemblee-nationale.fr |
| Dans les zones où l'accès aux soins est insuffisant, l'Assurance maladie devrait pouvoir limiter le conventionnement de nouveaux médecins dans les zones déjà bien dotées afin d'encourager leur installation dans les déserts médicaux. | Désaccord net : face aux déserts médicaux, Renaissance privilégie des mesures incitatives — bourses contre engagement d’installation, maisons de santé, appui logistique — et, lorsque l’offre libérale manque, le salariat municipal. Le parti ne propose pas de limiter le conventionnement des médecins dans les zones déjà bien dotées ; son approche est donc clairement différente de la contrainte géographique décrite. | Source de la position Q75parti-renaissance.fr |
| L'Assurance maladie devrait rembourser intégralement les soins essentiels, quitte à réduire fortement le rôle des complémentaires santé. | Désaccord net : Renaissance défend l’accès universel aux soins et a soutenu le « 100 % santé », mais son modèle conserve un rôle structurant aux complémentaires santé et ne propose pas que l’Assurance maladie rembourse seule l’intégralité des soins essentiels. La question implique une réduction beaucoup plus forte du rôle des complémentaires que la ligne du parti. | Source de la position Q76parti-renaissance.fr |
| Il faut accepter de fermer ou regrouper certaines petites maternités et certains services d'urgence afin de concentrer les équipes et les équipements dans des établissements plus importants. | Accord net : la ligne défendue par Renaissance privilégie l’organisation territoriale des soins, la mutualisation des équipes et la concentration de certaines activités lorsqu’elle améliore la qualité et la sécurité médicales. Le parti cherche en parallèle à préserver l’accès local par des maisons de santé et des solutions de proximité, ce qui exclut une logique de fermeture systématique. | Source de la position Q77parti-renaissance.fr |
| Les chefs d'établissement scolaire devraient pouvoir recruter eux-même une partie de leurs enseignants et peser davantage dans leur évaluation. | Accord net : Renaissance défend davantage d’autonomie et de responsabilité pour les établissements scolaires et leurs équipes de direction, dans la continuité des expérimentations donnant aux chefs d’établissement davantage de marge pour constituer et piloter leurs équipes. Le recrutement resterait encadré par l’Éducation nationale et ne deviendrait pas entièrement local, d’où +2. | Source de la position Q78parti-renaissance.fr |
| Le financement public des établissements privés sous contrat devrait être conditionné à des objectifs mesurables de mixité sociale. | Accord modéré : Renaissance fait de la mixité sociale et de l’égalité des chances des objectifs éducatifs importants, mais ne porte pas de règle générale conditionnant tout financement des établissements privés sous contrat à des indicateurs chiffrés de mixité. Le principe d’incitation est cohérent avec sa ligne ; la condition financière précise est moins établie. | Source de la position Q79parti-renaissance.fr |
| Dans les zones où le logement manque, une commune devrait pouvoir interdire la location touristique régulière d'un logement qui n'est pas la résidence principale de son propriétaire. | Accord modéré : Renaissance considère la multiplication des locations touristiques comme un facteur aggravant de la pénurie de logements et veut que les communes utilisent pleinement les outils de la loi Le Meur : plafonds de durée, enregistrement, contrôles et sanctions. Le parti soutient donc une forte régulation locale, sans proposer explicitement une interdiction générale de toute location régulière d’une résidence secondaire. | Source de la position Q80parti-renaissance.fr |
| La France devrait continuer à fournir une aide militaire et financière importante à l'Ukraine tant que son territoire reste occupé, même si la guerre se prolonge. | Accord très fort : les députés du groupe Ensemble pour la République ont soutenu la poursuite de l’aide française à l’Ukraine, et Renaissance défend une assistance militaire, financière et européenne durable tant que l’agression et l’occupation se poursuivent. Cette position correspond directement au maintien d’un soutien important malgré la durée du conflit. | Source de la position Q81assemblee-nationale.fr |
| La dissuasion nucléaire française devrait aussi protéger les partenaires européens, tout en laissant à la France seule la décision finale de l'employer. | Accord très fort : Renaissance soutient l’ouverture d’un débat sur la dimension européenne de la dissuasion française tout en réaffirmant que la décision d’emploi de l’arme nucléaire reste une prérogative souveraine de la France. Cette combinaison correspond presque exactement aux deux éléments de la question. | Source de la position Q82ensemble-2024.fr |
| Une personne majeure atteinte d'une maladie grave et incurable provoquant des souffrances insupportables devrait pouvoir recevoir une aide médicale à mourir dans un cadre strictement contrôlé. | Accord net : le groupe Ensemble pour la République a majoritairement soutenu les dispositions puis l’adoption du texte sur l’aide à mourir, dans un cadre comportant des critères médicaux et une procédure contrôlée. Le soutien est clair, mais le sujet conserve des sensibilités individuelles au sein du bloc central ; +2 est plus représentatif qu’un accord maximal. | Source de la position Q83assemblee-nationale.fr |
| Les groupes privés à but lucratif ne devraient plus pouvoir gérer d'EHPAD. Les établissements existants devraient progressivement devenir publics ou non lucratifs. | Réserve modérée : Renaissance veut renforcer la qualité, le contrôle et l’accessibilité de la prise en charge du grand âge, mais ne propose pas d’interdire aux groupes privés lucratifs de gérer des EHPAD ni de convertir progressivement tous les établissements existants au public ou au non-lucratif. Sa ligne va donc plutôt contre l’interdiction générale, sans défendre pour autant un secteur sans régulation. | Source de la position Q84parti-renaissance.fr |
| Les allocations familiales devraient être versées à toutes les familles selon le nombre d'enfants, sans diminuer lorsque les revenus augmentent. | Désaccord net : la politique familiale défendue par le bloc central conserve une modulation de plusieurs prestations selon les revenus afin de cibler davantage l’aide vers les ménages qui en ont le plus besoin. Cela s’oppose au versement d’un montant identique d’allocations familiales indépendamment du revenu, même si Renaissance reste attaché à une protection familiale large. | Source de la position Q85parti-renaissance.fr |
| L'accès aux réseaux sociaux devrait être interdit aux moins de 15 ans, même avec l'accord de leurs parents. | Accord très fort : la convention régalienne de Renaissance propose explicitement d’interdire réellement l’accès aux écrans ou réseaux sociaux aux moins de 15 ans et prévoit des restrictions supplémentaires pour les 15-18 ans. La mesure vise bien une interdiction liée à l’âge et ne dépend pas d’une simple autorisation parentale. | Source de la position Q86doc.parti.re |
| Les administrations publiques devraient privilégier des modèles d'intelligence artificielle hébergés en Europe, même s'ils sont temporairement moins performants ou plus coûteux que leurs concurrents étrangers. | Accord net : Renaissance fait de la souveraineté numérique française et européenne un objectif stratégique et veut investir massivement dans l’intelligence artificielle et les infrastructures européennes. Cette priorité peut justifier de préférer un hébergement européen dans l’administration, mais le parti conserve aussi une forte exigence de performance et ne formule pas un choix automatique quel qu’en soit le surcoût ; +2. | Source de la position Q87doc.parti.re |
| Il faudrait diminuer les prélèvements sur les revenus du travail et, en contrepartie, augmenter ceux qui pèsent sur les revenus du capital et le patrimoine. | Position intermédiaire : Renaissance souhaite alléger fortement les prélèvements sur le travail, mais sa ligne économique revendique simultanément la baisse de l'impôt sur les sociétés et des impôts de production, la transformation de l'ISF et l'instauration de la flat tax pour favoriser l'investissement. Il n'y a donc pas de transfert général de la charge du travail vers le capital : les deux volets de l'énoncé ne vont pas dans la même direction, ce qui conduit à 0. | Source de la position Q88doc.parti.re |