Parti communiste français (PCF) : justifications et sources
Retrouvez la position documentaire de Parti communiste français (PCF) pour chacune des 88 questions du test politique.
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Le profil documentaire du Parti communiste français dessine d’abord une conception très collective de l’économie et de la protection sociale. Les positions recensées défendent la progression des salaires, une fiscalité accrue sur les revenus et patrimoines élevés, des services publics étendus et une intervention directe de la puissance publique dans les secteurs stratégiques. Le PCF se montre peu favorable aux arbitrages qui subordonnent l’équilibre budgétaire à des réductions de prestations, à la capitalisation des retraites ou à une déréglementation susceptible d’affaiblir des protections sociales et environnementales.
Cette orientation économique s’accompagne d’un accent mis sur les droits du travail, l’universalité des prestations et la conditionnalité des soutiens versés aux entreprises. Dans le domaine social, les documents retenus soutiennent l’égalité juridique et matérielle, le pluralisme des modes de vie et des politiques actives contre les discriminations. Les réponses liées à l’immigration privilégient l’accueil, l’accès aux droits et la régularisation des travailleurs sans papiers. Sur la justice, elles accordent davantage de poids à la prévention et à la réinsertion qu’à un durcissement systématique des peines.
L’écologie est lue à travers la planification industrielle, la responsabilité des économies riches et des règles capables de modifier les modes de production. Cette approche n’efface pas l’attention portée à l’emploi, au pouvoir d’achat et à la souveraineté productive, ce qui peut produire des nuances selon l’instrument proposé. Le corpus est également critique envers une intégration européenne qui limiterait les choix économiques nationaux, tout en ne rejetant pas toute règle commune. Les positions de défense et de dissuasion sont traitées séparément, car elles ne se déduisent pas automatiquement des choix économiques du parti.
Les références proviennent très majoritairement du site national du PCF, de son projet et des travaux du groupe communiste à l’Assemblée nationale, avec quelques documents parlementaires complémentaires. Ce degré de concentration facilite la traçabilité mais invite à distinguer programme général, communiqué ponctuel et initiative législative. La présente lecture met en relation les 87 entrées sans remplacer leur consultation : le tableau permet de vérifier la justification exacte, le contexte de la proposition et le lien public utilisé. Il s’agit d’une photographie argumentée du corpus disponible, pas d’un jugement sur le parti ni d’une garantie sur chaque vote futur.
Méthode et date. Synthèse éditoriale vérifiée le 16 août 2026, à partir des 88 positions et des sources publiques présentées ci-dessous. Elle décrit le corpus retenu pour Parti communiste français (PCF) et ne constitue ni une prise de position du site, ni une communication officielle du parti. Voir la méthode de codage et de comparaison.
Ce tableau affiche uniquement les questions, les justifications et les sources publiques utilisées. Il ne contient ni votre score ni la note attribuée au parti.
| Question | Justification | Source |
|---|---|---|
| Il faut réduire les impôts sur le travail et le capital, même si cela implique de réduire certaines dépenses publiques. | Désaccord très fort : le PCF rejette une baisse générale des prélèvements qui serait financée par des coupes dans les politiques publiques. Sa ligne actuelle combat au contraire l'austérité, défend l'investissement public et les services publics et demande de nouvelles recettes sur le capital et les grandes fortunes. L'arbitrage posé par la question est donc presque exactement inverse à sa doctrine ; -3 est adapté. | Source de la position Q1pcf.fr |
| Les inégalités économiques sont acceptables tant qu'elles résultent principalement du travail ou de la prise de risque. | Désaccord net : le PCF refuse que le travail, le mérite ou la prise de risque suffisent à légitimer de très fortes inégalités économiques. Les députés communistes ont notamment proposé de limiter dans une même entreprise la rémunération la plus élevée à vingt fois la plus faible. Cette doctrine accepte donc qu'il existe des écarts de rémunération, mais refuse qu'ils deviennent très importants au seul motif du mérite ou du risque ; -2 est plus précis qu'un rejet absolu de toute inégalité. | Source de la position Q2groupe-communiste.assemblee-nationale.fr |
| L'État devrait davantage taxer les hauts revenus et les gros patrimoines afin de réduire les inégalités. | Accord très fort : le PCF défend explicitement une fiscalité beaucoup plus progressive sur les hauts revenus et les gros patrimoines, avec notamment le rétablissement d'un ISF renforcé et davantage de contribution des plus fortunés. La réduction des inégalités par l'impôt est un élément central de sa politique fiscale ; +3 est directement documenté. | Source de la position Q3pcf.fr |
| Les entreprises devraient être obligées de limiter l’écart entre la rémunération de leurs dirigeants et celle de leurs salariés les moins bien payés. | Accord très fort : les députés communistes ont proposé d'inscrire dans le code du travail qu'aucune rémunération dans une entreprise ne puisse dépasser vingt fois le salaire minimal qui y est pratiqué. Leur texte prévoit en outre qu'une hausse de la rémunération maximale dépassant ce ratio soit nulle si le salaire minimal n'est pas relevé simultanément. Le mécanisme correspond presque exactement à l'exemple donné dans la question ; +3 est pleinement justifié. | Source de la position Q4groupe-communiste.assemblee-nationale.fr |
| Le salaire minimum devrait être augmenté significativement. | Accord très fort : le programme actuellement mis en avant par le PCF propose une augmentation du SMIC à 1 600 euros net par mois. Il ne s'agit donc pas d'une simple revalorisation marginale mais d'une hausse substantielle du salaire minimum ; +3 correspond directement à la proposition. | Source de la position Q5pcf.fr |
| Les entreprises privées sont généralement plus efficaces que l'État pour fournir des biens et services, même dans certains secteurs essentiels. | Désaccord très fort : dans les secteurs essentiels et stratégiques, le PCF privilégie la maîtrise publique, les services publics, les pôles publics et, lorsque nécessaire, les nationalisations. Cette doctrine est directement opposée à l'idée d'une efficacité généralement supérieure des entreprises privées, y compris pour les biens et services essentiels ; -3 est adapté. | Source de la position Q6pcf.fr |
| L'État devrait pouvoir nationaliser temporairement ou durablement une entreprise privée lorsqu'elle contrôle une activité stratégique pour le pays. | Accord très fort : le PCF considère la nationalisation comme un instrument légitime lorsqu'une entreprise contrôle une activité stratégique ou essentielle. Il défend la maîtrise publique de secteurs clés et demande encore explicitement la nationalisation de grands groupes stratégiques comme TotalEnergies. La proposition autorisant une prise de contrôle publique temporaire ou durable correspond donc directement à sa doctrine ; +3 est adapté. | Source de la position Q7pcf.fr |
| La concurrence est généralement préférable à l'encadrement par des normes pour améliorer les prix, la qualité et l'innovation. | Désaccord très fort : le PCF place au cœur de son projet la planification démocratique, la maîtrise publique de secteurs stratégiques, le contrôle des aides et des investissements et la régulation économique. Il ne fait pas de la concurrence le mécanisme généralement préférable à la réglementation pour organiser les marchés ; -3 traduit cette opposition de principe. | Source de la position Q8pcf.fr |
| La France dépense trop d'argent public et devrait accepter de réduire certaines politiques sociales pour revenir à l'équilibre budgétaire. | Désaccord très fort : le PCF combat explicitement les politiques de réduction des dépenses sociales et des services publics au nom du déficit et du désendettement. Il demande au contraire de protéger les dépenses utiles et les investissements d'avenir et de rechercher d'autres recettes. La contrepartie budgétaire proposée par la question est donc directement rejetée ; -3 est adapté. | Source de la position Q9pcf.fr |
| L'État devrait garantir un niveau élevé de protection sociale, même si cela implique une fiscalité importante. | Accord très fort : le PCF revendique une Sécurité sociale étendue et solidement financée par les cotisations, selon le principe de contribuer selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins. Il assume donc un niveau élevé de financement collectif pour garantir une protection sociale importante ; +3 est cohérent. | Source de la position Q10pcf.fr |
| L'État devrait intervenir beaucoup plus fortement dans l'économie lorsque le marché produit des résultats jugés socialement indésirables. | Accord très fort : le projet communiste prévoit nationalisations, pôle public bancaire, planification, conditionnement des aides publiques, nouveaux pouvoirs des salariés et maîtrise publique de secteurs stratégiques. Ce sont précisément des formes d'intervention forte lorsque le fonctionnement du marché est jugé socialement ou économiquement indésirable ; +3 est adapté. | Source de la position Q11pcf.fr |
| Les citoyens devraient avoir davantage de liberté pour choisir eux-mêmes comment utiliser leur argent plutôt que de passer par des systèmes publics obligatoires. | Désaccord très fort : le modèle de protection sociale défendu par le PCF repose sur des mécanismes collectifs, solidaires et obligatoires, notamment financés par la cotisation sociale. Il s'oppose à une individualisation importante de la retraite, de la santé ou de la protection sociale au profit de choix privés financés séparément ; -3 correspond à cette logique. | Source de la position Q12pcf.fr |
| La société devrait accepter beaucoup plus largement les différents modes de vie, même lorsqu'ils s'éloignent des normes traditionnelles. | Accord très fort : le PCF défend explicitement l'égalité des droits, la liberté de vivre son orientation sexuelle ou son identité de genre et des politiques d'émancipation permettant à chacun de choisir son mode de vie tant que les droits d'autrui sont respectés. Cette conception correspond directement à l'acceptation d'une grande diversité de modes de vie, d'où +3. | Source de la position Q13pcf.fr |
| Un gouvernement devrait pouvoir faire adopter le budget sans vote de l’Assemblée nationale lorsqu’aucune majorité stable ne se dégage, afin d’éviter un blocage institutionnel. | Désaccord très fort : le PCF propose explicitement d'abroger l'article 49.3 et veut replacer le Parlement au centre de la décision politique. Il refuse donc le principe permettant à l'exécutif de faire adopter un budget sans vote de l'Assemblée au motif d'une absence de majorité stable ; -3 est une opposition directe. | Source de la position Q14pcf.fr |
| Réduire les inégalités peut parfois justifier de restreindre certaines libertés individuelles. | Accord modéré, par inférence : le PCF accepte des politiques contraignantes de redistribution et de lutte contre les discriminations afin de réduire les inégalités, mais il défend aussi fortement les libertés fondamentales. Il n'existe pas de doctrine générale affirmant que l'égalité justifierait en elle-même une restriction large des libertés individuelles ; +1 reste donc volontairement prudent. | Source de la position Q15pcf.fr |
| Les politiques publiques devraient chercher à corriger activement les discriminations historiques ou structurelles entre groupes sociaux. | Accord très fort : le PCF propose un plan d'action global contre les discriminations dans l'emploi, le logement, l'éducation et la santé, ainsi que des politiques spécifiques contre le racisme et les discriminations visant les personnes LGBTQI+. Il ne se limite donc pas à l'égalité juridique formelle et veut corriger activement les discriminations persistantes et structurelles ; +3 est justifié. | Source de la position Q16pcf.fr |
| Les régions devraient pouvoir adopter des règles différentes en matière économique, sociale ou environnementale plutôt que d’appliquer partout les mêmes règles nationales. | Désaccord net : le PCF défend une nouvelle étape de décentralisation et davantage de pouvoirs locaux, mais il insiste simultanément sur l'unicité des règles et des lois et sur l'égalité des droits sur l'ensemble du territoire. Il est donc favorable à la décentralisation sans aller jusqu'à une différenciation générale des règles économiques, sociales ou environnementales ; -2 traduit cette nuance. | Source de la position Q17pcf.fr |
| Certaines traditions et valeurs culturelles méritent d'être préservées même si elles évoluent moins vite que la société. | Position intermédiaire : le PCF valorise le patrimoine, la culture et certains héritages collectifs, mais son projet est simultanément progressiste sur les droits et les transformations sociales. Aucune doctrine générale ne permet d'affirmer qu'il faudrait ralentir les évolutions sociales au nom des traditions ; 0 évite donc une extrapolation artificielle. | Source de la position Q18pcf.fr |
| La France devrait réduire le nombre d'immigrants qu'elle accueille chaque année. | Désaccord très fort : le PCF défend la liberté de circulation, l’ouverture de voies légales et sécurisées et une politique d’accueil, et refuse de faire de la réduction du nombre d’entrées la réponse aux difficultés sociales. Cette position contredit directement un objectif général de baisse du nombre d’immigrants accueillis chaque année, ce qui justifie -3. | Source de la position Q19pcf.fr |
| L'immigration économique est globalement bénéfique pour l'économie française. | Accord très fort : le PCF affirme explicitement que la France a bénéficié de l'apport des migrations sur le plan économique et conteste que l'immigration soit responsable de la dégradation des salaires ou de l'emploi. Cette prise de position répond presque mot pour mot à l'idée que l'immigration économique est globalement bénéfique pour l'économie française ; +3 est donc plus précis que +2. | Source de la position Q20pcf.fr |
| Un étranger résidant légalement en France depuis de nombreuses années (par exemple avec un titre de séjour) devrait, à situation économique comparable, bénéficier des mêmes prestations sociales et du même accès au logement social qu’un citoyen français, sans priorité fondée sur la nationalité. | Accord très fort : le PCF combat explicitement la préférence nationale et les restrictions qui subordonnent l'accès aux droits sociaux, au logement ou à d'autres droits fondamentaux à la nationalité. Pour un étranger légalement et durablement installé, il défend donc l'égalité des droits à situation comparable ; +3 est directement cohérent. | Source de la position Q21pcf.fr |
| L'accès à la nationalité française devrait être rendu plus exigeant. | Désaccord net : le PCF s'oppose aux durcissements généraux de l'accès à la nationalité et du droit du sol et a historiquement défendu des voies de naturalisation relativement accessibles. Les sources les plus exactement équivalentes à une naturalisation facilitée sont toutefois anciennes ; -2 reste donc plus prudent qu'un désaccord maximal. | Source de la position Q22pcf.fr |
| La France devrait être beaucoup plus stricte concernant l'expulsion des étrangers condamnés pour des crimes graves. | Désaccord net : en 2023, le groupe communiste au Sénat a proposé de supprimer une disposition qui facilitait l'expulsion de certaines catégories d'étrangers jusque-là protégées, y compris après des condamnations pour des infractions graves. Le PCF ne rejette toutefois pas toute expulsion dans les situations les plus extrêmes ; -2 est donc plus précis que -3. | Source de la position Q23senat.fr |
| Même lorsque l'immigration est économiquement bénéfique, elle peut être légitimement limitée pour préserver la cohésion culturelle du pays. | Désaccord net : le PCF rejette les discours présentant l'immigration comme une menace civilisationnelle ou identitaire et traite d'abord le sujet comme une question sociale et de classe. Il conserve néanmoins l'idée d'une intégration dans un cadre républicain commun ; -2 reflète mieux cette nuance qu'un rejet absolu de toute considération de cohésion. | Source de la position Q24pcf.fr |
| La France devrait accueillir davantage de réfugiés lorsqu'ils fuient une guerre ou une persécution, même si cela représente un coût économique. | Accord très fort : le PCF demande des voies légales et sûres, le renforcement de l'accueil des réfugiés et des moyens de l'Ofpra et de l'Ofii ainsi que le respect plein du droit d'asile et de la Convention de Genève. Il accepte donc explicitement un effort public accru pour les personnes fuyant guerre et persécution ; +3 est adapté. | Source de la position Q25pcf.fr |
| Les peines de prison effectives devraient être plus sévères, même si cela augmente fortement la population carcérale. | Désaccord net : le PCF conteste explicitement l'idée que la justice française souffrirait d'un manque de sévérité, souligne le niveau record de la population carcérale et l'allongement des peines, et demande davantage de moyens pour la justice, la prévention, l'éducation et les services sociaux. Il ne rejette toutefois ni la prison ni des sanctions fermes pour les faits graves ; l'opposition à un durcissement général assorti d'une forte hausse de l'incarcération est donc nette sans être absolue, d'où -2. | Source de la position Q26pcf.fr |
| Il vaut mieux investir dans la prévention et la réinsertion que dans l'augmentation des sanctions. | Accord net : le PCF donne une place importante à la prévention, au traitement des causes sociales de la délinquance et aux services publics, tout en demandant simultanément des moyens importants pour la police, la gendarmerie et la justice. La prévention est donc clairement prioritaire dans son approche sans exclure une politique de sécurité substantielle ; +2, plutôt que +3, traduit cet équilibre. | Source de la position Q27pcf.fr |
| La police devrait disposer de pouvoirs plus importants pour lutter contre la criminalité, quitte à accepter davantage de contrôles sur certaines libertés individuelles. | Désaccord net : le PCF s'oppose aux extensions de pouvoirs de police qu'il juge liberticides et a encore critiqué en 2025 l'élargissement des compétences de la police municipale, tout en demandant davantage d'effectifs de police nationale. Il n'est donc pas opposé à la police, mais refuse une extension générale des pouvoirs au prix des libertés individuelles ; -2 est adapté. | Source de la position Q28pcf.fr |
| La France devrait pouvoir interdire l’importation de produits agricoles fabriqués selon des normes qu’elle interdit à ses propres agriculteurs, même si cela faisait disparaître des rayons les produits alimentaires les moins chers. | Accord net : en juillet 2026, le PCF demande explicitement l'interdiction des importations produites avec des substances interdites en France et des protections contre la concurrence de produits ne respectant pas les mêmes normes. Il cherche toutefois en parallèle à maintenir l'alimentation accessible et n'assume pas explicitement la hausse du prix des produits les moins chers contenue dans la question ; +2 est donc plus précis que +3. | Source de la position Q29pcf.fr |
| La lutte contre le changement climatique doit rester prioritaire même lorsqu'elle réduit la croissance économique à court terme. | Accord modéré : le PCF fait de la neutralité carbone et de la lutte contre le dérèglement climatique des objectifs majeurs, mais son plan associe cette transition à la réindustrialisation, à une production abondante d'électricité décarbonée et bon marché et à l'amélioration du niveau de vie. Il ne présente donc pas une baisse de la croissance à court terme comme une contrepartie qu'il faudrait accepter par principe ; l'ambition climatique maintient un score positif mais limité à +1. | Source de la position Q30pcf.fr |
| Il faut accepter une hausse importante du prix des énergies fossiles pour accélérer la transition écologique. | Désaccord très fort : tout en voulant organiser la sortie progressive du pétrole et du gaz, le PCF refuse que cette transition passe par une forte hausse du prix des énergies fossiles supportée par les ménages. En mai 2026, il propose au contraire de bloquer l'essence et le gazole à 1,50 euro le litre, d'annuler des hausses liées aux certificats d'économies d'énergie et de faire davantage contribuer les bénéfices de l'industrie pétrolière. Le mécanisme de renchérissement substantiel posé par la question est donc directement opposé à sa ligne actuelle, d'où -3. | Source de la position Q31pcf.fr |
| Une partie des cotisations sociales sur les salaires devrait être remplacée par une hausse de la TVA afin d’augmenter les salaires nets et de réduire le coût du travail, même si cela augmente le prix des biens et services consommés | Désaccord très fort : Le PCF décrit exactement la TVA sociale comme baisse des cotisations patronales compensée par hausse de TVA et la rejette explicitement. Désaccord maximal, source directement équivalente. | Source de la position Q32paris14.pcf.fr |
| Les politiques écologiques devraient reposer principalement sur des mécanismes de marché comme la taxe carbone plutôt que sur des interdictions. | Désaccord très fort : la politique écologique et énergétique du PCF repose sur la planification, la maîtrise publique des secteurs stratégiques, la régulation des prix et des investissements et, lorsque nécessaire, des nationalisations comme celle de TotalEnergies. Les mécanismes de marché peuvent jouer un rôle secondaire, mais le PCF refuse précisément d'en faire l'instrument généralement préférable à la réglementation et à l'action publique ; -3 reflète cette opposition de principe à la hiérarchie proposée. | Source de la position Q33pcf.fr |
| Il est justifié d'interdire certains produits ou comportements très polluants même lorsque les consommateurs les souhaitent. | Accord très fort : le PCF s'est opposé à la réautorisation de pesticides dangereux et défend le maintien de normes sanitaires et environnementales strictes, tout en demandant un accompagnement des agriculteurs vers des alternatives. Il accepte donc le principe d'interdire certains produits ou usages pour des raisons écologiques ou sanitaires malgré les intérêts économiques concernés ; +3 est adapté. | Source de la position Q34pcf.fr |
| Les pays riches devraient supporter une part prépondérante du coût de la transition écologique mondiale. | Accord très fort : le PCF souligne la responsabilité beaucoup plus importante des pays riches et industrialisés dans le dérèglement climatique et réclame plus de mille milliards de dollars d'aide, majoritairement sous forme de dons, pour financer l'action climatique dans les pays du Sud. Le principe d'un effort financier très supérieur des économies riches est donc explicite ; +3 est défendable. | Source de la position Q35pcf.fr |
| La France devrait transférer davantage de compétences à l'Union européenne afin de renforcer son poids économique et géopolitique. | Désaccord net : le PCF défend une Europe de nations et de peuples souverains et associés et demande des traités respectant davantage la souveraineté nationale. Il soutient des coopérations européennes fortes, mais pas un transfert général de compétences supplémentaires à l’Union : -2. | Source de la position Q36pcf.fr |
| La France devrait conserver autant que possible sa souveraineté nationale, même si cela réduit son influence au niveau européen. | Accord net : le projet actuel du PCF décrit l'Europe souhaitée comme une Europe de nations et de peuples libres, souverains et associés. Il veut préserver la souveraineté nationale tout en maintenant des coopérations européennes importantes. Cette combinaison correspond très directement à la proposition ; +2 reflète l'orientation souverainiste sans faire du PCF un parti de retrait européen. | Source de la position Q37pcf.fr |
| L'euro est globalement bénéfique pour la France malgré la perte de certains instruments de politique économique. | Position intermédiaire : le PCF ne porte plus la sortie de l'euro comme objectif politique et cherche plutôt à transformer profondément le rôle de la BCE et l'utilisation de la monnaie européenne. Il reste cependant très critique envers l'architecture monétaire actuelle et ne présente pas l'euro comme un bénéfice économique net en soi ; 0 est donc le codage le plus fidèle. | Source de la position Q38pcf.fr |
| L'Union européenne devrait pouvoir imposer davantage de règles communes aux États membres. | Position intermédiaire : le PCF souhaite davantage d'action européenne commune dans certains domaines sociaux, financiers ou écologiques, mais veut simultanément renégocier les traités et renforcer la souveraineté des nations et des peuples. Il n'existe donc pas de préférence générale pour toujours plus ou toujours moins de règles européennes ; 0 traduit cette combinaison. | Source de la position Q39pcf.fr |
| En cas de conflit entre les intérêts économiques français et les règles européennes, la France devrait pouvoir désobéir à certaines règles européennes. | Accord très fort : le PCF veut rompre avec les contraintes du pacte de stabilité, sortir du marché européen de l'électricité tout en conservant l'interconnexion et renégocier les traités afin qu'ils respectent davantage la souveraineté nationale. Il accepte donc explicitement de faire primer certaines priorités nationales sur les règles européennes existantes ; +3 est adapté. | Source de la position Q40pcf.fr |
| Il faudrait supprimer l'IFI et ne plus taxer spécifiquement le patrimoine immobilier au-delà de la fiscalité ordinaire. | Désaccord très fort : le PCF ne veut pas supprimer la fiscalité spécifique sur les patrimoines élevés. Son programme met au contraire en avant le rétablissement de l'impôt sur la fortune, avec un taux et une progressivité renforcés et un rendement visé environ trois fois supérieur. Supprimer l'IFI puis renoncer à toute taxation spécifique du patrimoine immobilier va donc directement à l'encontre de cette politique ; -3 est adapté. | Source de la position Q41pcf.fr |
| L'héritage devrait être davantage taxé au-delà d'un certain seuil de patrimoine transmis, même si cela conduit certaines familles à transmettre moins de patrimoine à leurs enfants. | Accord très fort : le PCF propose de renforcer fortement la progressivité des droits de succession, de doubler le nombre de tranches selon le montant transmis et les ressources de l'héritier, de supprimer des niches favorables aux patrimoines élevés et de conserver une franchise de 170 000 euros. Il défend donc explicitement une taxation accrue des transmissions importantes au-delà d'un seuil ; +3 est adapté. | Source de la position Q42pcf.fr |
| Les très grandes fortunes devraient être imposées sur leur patrimoine mondial, même lorsqu'elles quittent la France. | Accord net : le PCF défend une forte taxation des très grandes fortunes, le rétablissement d'un ISF renforcé et une lutte déterminée contre l'évasion fiscale ; il conteste aussi l'argument selon lequel l'exil des grandes fortunes devrait empêcher cette taxation. En revanche, il n'y a pas de proposition communiste actuelle formulant exactement un maintien mondial et personnel de l'impôt français après expatriation. La direction de fond est très favorable, mais l'instrument précis reste indirectement documenté ; +2 est donc conservé. | Source de la position Q43pcf.fr |
| Un chômeur devrait pouvoir perdre une partie significative de ses allocations s'il refuse plusieurs emplois raisonnablement adaptés à ses compétences. | Désaccord très fort : le PCF propose d'abroger les durcissements récents de l'assurance-chômage, de restaurer les droits des demandeurs d'emploi et de construire une sécurité d'emploi ou de formation garantissant la continuité du revenu plutôt qu'une logique de sanction et de mise sous pression. Une politique plus stricte envers les chômeurs est donc directement opposée à son projet ; -3 est adapté. | Source de la position Q44pcf.fr |
| L’État devrait garantir que les produits essentiels ne coûtent pas beaucoup plus cher dans les DOM/TOM que dans l’Hexagone, quitte à subventionner durablement leur transport ou leur prix avec l’argent public national. | Accord très fort : le programme du PCF pour les Outre-mer prévoit explicitement une politique tarifaire préférentielle des transports aériens et maritimes et une égalité de continuité territoriale pour les passagers comme pour les marchandises. Le mécanisme vise directement à réduire le handicap de coût lié à l'éloignement ; +3 correspond presque exactement à la proposition. | Source de la position Q45pcf.fr |
| Le CDI protège trop fortement les salariés déjà en poste et peut rendre plus difficile l’accès à l’emploi stable, au détriment des jeunes, chômeurs ou travailleurs en contrats précaires. | Désaccord très fort : le PCF ne considère pas la protection du CDI comme un frein à l'emploi stable. Il veut au contraire faire du CDI la norme, réduire fortement les contrats précaires, construire une sécurité d'emploi ou de formation et donner aux représentants des salariés des pouvoirs pour proposer des alternatives aux licenciements. Faciliter la rupture du CDI au motif qu'il protégerait excessivement les salariés va directement à l'encontre de cette doctrine ; -3 est adapté. | Source de la position Q46pcf.fr |
| Les retraites devraient être progressivement réformées vers un système combinant répartition et capitalisation, même si cela implique une période de transition coûteuse. | Désaccord très fort : le PCF défend un système de retraite reposant sur la répartition et la cotisation sociale et exclut explicitement une évolution structurelle vers la capitalisation. Son projet prévoit que le système soit intégralement financé par les cotisations sociales et administré par les représentants des assurés. Une réforme combinant progressivement répartition et capitalisation est donc directement contraire à son modèle ; -3 est adapté. | Source de la position Q47pcf.fr |
| L'âge légal de départ à la retraite devrait être augmenté afin d'assurer plus facilement le financement du système de retraite. | Désaccord très fort : le PCF propose explicitement d'abroger la retraite à 64 ans et de financer le retour à 60 ans. Il privilégie donc d'autres recettes et une politique de l'emploi plutôt qu'un recul de l'âge légal pour équilibrer le système ; -3 correspond directement à sa position. | Source de la position Q48pcf.fr |
| Les prestations sociales devraient être fortement conditionnées à la durée de cotisation et de participation au marché du travail. | Désaccord très fort : le PCF défend une protection sociale fondée sur la solidarité et sur le principe de contribuer selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins. Son projet de sécurité d'emploi et de formation vise en outre à sécuriser le revenu pendant des périodes de formation ou de transition plutôt qu'à subordonner fortement les droits sociaux à une présence continue sur le marché du travail. Une forte conditionnalité des prestations à la durée de cotisation et à la participation à l'emploi va donc directement à l'encontre de ce modèle ; -3 est adapté. | Source de la position Q49pcf.fr |
| Une entreprise qui reçoit plusieurs milliards d'euros d'aides publiques devrait pouvoir être contrainte de limiter ses dividendes et les rémunérations de ses dirigeants tant que l'aide n'est pas remboursée. | Accord très fort : le PCF demande que les aides publiques aux entreprises soient soumises à des critères stricts d'emploi, de salaire, d'égalité, de formation, de relocalisation et de transition écologique, sous contrôle des salariés, avec restitution en cas de non-respect des engagements. La conditionnalité des aides est donc explicite et très forte ; +3 est directement documenté. | Source de la position Q50pcf.fr |
| L'État devrait davantage utiliser son pouvoir d'actionnaire pour orienter les grandes entreprises françaises vers des objectifs industriels de long terme. | Accord très fort : le PCF veut un État stratège capable de planifier les filières industrielles, d'utiliser un pôle public bancaire, de nationaliser des entreprises stratégiques et d'organiser le suivi des engagements économiques. Il va donc nettement au-delà d'un simple usage plus actif du pouvoir d'actionnaire de l'État pour orienter les grandes entreprises ; +3 est adapté. | Source de la position Q51pcf.fr |
| Il faudrait réduire fortement les normes administratives pesant sur les entreprises, même si certaines protections environnementales ou sociales deviennent moins strictes. | Désaccord très fort : la ligne économique du PCF privilégie l'encadrement public, les droits des salariés, la planification, les normes sociales et environnementales et le contrôle des entreprises. Il ne défend pas une déréglementation générale qui accepterait d'affaiblir ces protections pour faciliter l'activité économique ; la proposition est donc directement opposée à sa doctrine, d'où -3. | Source de la position Q52pcf.fr |
| Un étranger en situation irrégulière qui travaille de façon stable en France depuis plusieurs années et n’a commis aucun délit devrait pouvoir être régularisé, même s’il est entré ou est resté sur le territoire sans autorisation. | Accord très fort : le PCF demande explicitement la régularisation des travailleurs sans papiers et l'abrogation de la circulaire Retailleau, qu'il juge destinée à rendre les régularisations plus difficiles. La régularisation des personnes sans titre déjà insérées par le travail constitue donc une revendication actuelle et explicite ; +3 est adapté. | Source de la position Q53pcf.fr |
| L'accès à certaines prestations sociales devrait être beaucoup plus limité pendant les premières années suivant l'arrivée d'un immigré. | Désaccord très fort : le PCF a dénoncé le durcissement qui imposait plusieurs années de présence régulière avant l'accès des étrangers à des prestations comme les APL ou les allocations familiales. Il combat précisément l'idée d'une longue période de carence sociale pour les étrangers légalement présents ; -3 est donc directement documenté. | Source de la position Q54pcf.fr |
| La France devrait privilégier l'immigration économique qualifiée, même si cela signifie accueillir moins de personnes peu qualifiées. | Désaccord très fort : le PCF rejette explicitement le tri entre de prétendus « bons » réfugiés et « mauvais » migrants économiques et critique une sélection des personnes selon leur utilité pour le marché du travail. Le principe d'une immigration choisie privilégiant les personnes qualifiées au détriment des moins qualifiées est donc précisément ce qu'il refuse ; -3 est plus fidèle que -2. | Source de la position Q55pcf.fr |
| Une personne née en France de parents étrangers devrait automatiquement devenir française à sa majorité si elle y a grandi, même si elle ne manifeste pas particulièrement d'attachement à la France. | Accord très fort : le PCF s'oppose fermement aux restrictions du droit du sol et défend une conception très ouverte de l'accès à la nationalité pour les personnes nées en France. Sa doctrine historique allait même jusqu'à un droit du sol automatique dès la naissance. La proposition est donc pleinement compatible avec sa ligne ; +3 est adapté. | Source de la position Q56pcf.fr |
| La France devrait pouvoir refuser l'entrée à un immigré légalement admissible lorsqu'il existe de fortes raisons de penser qu'il ne souhaite pas s'intégrer culturellement à la société française. | Désaccord net : le PCF refuse de présenter l'immigration comme une menace culturelle ou civilisationnelle et privilégie une analyse sociale et économique ainsi qu'une politique d'intégration. Il ne nie pas pour autant l'existence d'un cadre républicain commun. Il s'oppose donc nettement à un filtrage préalable fondé sur une anticipation d'intégration culturelle, sans aller jusqu'à nier toute exigence d'intégration ; -2 est adapté. | Source de la position Q57pcf.fr |
| Le fait de conserver des pratiques culturelles ou religieuses très différentes de celles de la majorité française n'est pas en soi un problème tant que les lois françaises sont respectées. | Accord très fort : le PCF fait de l'égalité des droits indépendamment de l'origine ou de la religion et de la lutte contre le racisme et les discriminations des principes centraux de sa conception républicaine. Il défend une appartenance politique et civique plutôt qu'une définition ethnoculturelle de la nation ; +3 est cohérent. | Source de la position Q58pcf.fr |
| Pour lutter contre le terrorisme, l'État devrait pouvoir surveiller préventivement une personne considérée comme présentant un risque sérieux, même sans preuve suffisante pour engager des poursuites pénales. | Position intermédiaire : le PCF veut donner davantage de moyens au renseignement, à la police et à la justice pour prévenir et combattre le terrorisme, ce qui exclut un rejet de principe de toute surveillance préventive. En revanche, il ne défend pas clairement un pouvoir administratif général permettant de surveiller une personne sans éléments suffisants pour engager des poursuites et reste attaché aux garanties de l'État de droit. Faute d'équivalent direct au mécanisme précis de la question, 0 est le codage le plus prudent. | Source de la position Q59pcf.fr |
| Une personne qui tient publiquement des propos profondément offensants mais qui n'appelle ni à la violence ni à commettre une infraction devrait être protégée par la liberté d'expression. | Accord net : le PCF défend fortement la liberté d'expression et s'est opposé à des dispositifs de censure jugés disproportionnés ou liberticides. Il admet toutefois des sanctions contre les abus, notamment les propos racistes ou antisémites. La liberté d'expression reçoit donc une protection élevée mais non absolue ; +2 est plus précis que +3. | Source de la position Q60pcf.fr |
| Lorsqu’un conducteur refuse d’obtempérer et prend la fuite, les policiers devraient pouvoir utiliser leur arme à feu même si le danger pour leur vie n’est pas immédiat. | Désaccord très fort : le PCF affirme qu’un refus d’obtempérer ne doit pas entraîner la mort et demande l’abrogation de la loi de 2017 qui a élargi l’usage des armes. | Source de la position Q61pcf.fr |
| Une taxe carbone qui réduit les émissions de CO₂ devrait être maintenue même si elle diminue le pouvoir d’achat des ménages modestes, à condition de compenser ces derniers par des aides ciblées. | Désaccord net : le PCF refuse explicitement de financer la transition écologique par une hausse des prix du carburant, du gaz ou de l'électricité supportée par les consommateurs, en particulier les ménages populaires et moyens. Il réclame plutôt un financement budgétaire et une fiscalité plus progressive. La compensation ciblée prévue dans la question atténue le désaccord, mais ne renverse pas son opposition au mécanisme de prix ; -2 est adapté. | Source de la position Q62pcf.fr |
| La France devrait interdire progressivement la vente de voitures thermiques même si cela augmente temporairement le prix moyen des véhicules. | Accord modéré : le PCF veut accélérer fortement l'électrification du parc automobile et propose un leasing social massif ainsi qu'un soutien public à des véhicules électriques neufs très abordables. En revanche, sa ligne récente insiste sur la baisse du coût de la transition pour les ménages et n'assume pas clairement le mécanisme exact consistant à interdire progressivement les ventes de voitures thermiques tout en acceptant une hausse temporaire du prix moyen des véhicules. L'orientation vers la sortie du thermique est favorable, mais la contrepartie contenue dans la question limite l'accord à +1. | Source de la position Q63pcf.fr |
| Il faut privilégier le nucléaire même si cela conduit à réduire certains investissements dans les renouvelables. | Position intermédiaire : le PCF défend une relance nucléaire très ambitieuse, mais présente explicitement le nucléaire et les énergies renouvelables comme les deux piliers complémentaires d'un mix énergétique décarboné. Il affirme que les renouvelables sont indispensables et refuse d'opposer les filières. Le parti est donc fortement favorable au nucléaire sans défendre une réduction des investissements renouvelables pour le privilégier ; 0 est plus précis que +1 pour la formulation exacte de la question. | Source de la position Q64pcf.fr |
| Si la France pouvait réduire ses émissions de 20 % mais que cela réduisait son PIB de 3 %, alors que les autres pays ne faisaient aucun effort comparable, il faudrait quand même le faire. | Accord modéré : le PCF veut que la France mène une politique climatique très ambitieuse, atteigne la neutralité carbone et réduise aussi l'empreinte liée aux importations, ce qui implique d'accepter des transformations économiques importantes même sans parfaite simultanéité internationale. Mais son plan met également au centre la coopération internationale, la justice sociale et la réindustrialisation et ne s'engage pas explicitement à accepter une perte de 3 % du PIB si les autres pays ne font aucun effort comparable. L'ambition climatique justifie donc un score positif, limité à +1 par l'extrême contrepartie économique et l'absence de réciprocité posées par la question. | Source de la position Q65pcf.fr |
| Pour certaines décisions économiques complexes, il serait préférable de confier davantage de pouvoir à des institutions indépendantes composées d'experts plutôt qu'aux responsables politiques élus. | Désaccord net : la philosophie institutionnelle du PCF privilégie le pouvoir du Parlement, des citoyens et des salariés et se méfie du transfert de décisions politiques à des instances d'experts indépendants. Une réflexion communiste a explicitement critiqué la dépolitisation et la dépossession démocratique par l'expertise. Cette source étant ancienne, -2 est plus prudent qu'un désaccord maximal. | Source de la position Q66projet.pcf.fr |
| Un gouvernement devrait pouvoir prendre une décision économiquement nécessaire mais très impopulaire sans chercher à obtenir l'approbation immédiate de la population. | Position intermédiaire : le PCF défend une forte souveraineté populaire et davantage de participation citoyenne, mais Fabien Roussel a également rappelé qu'un pays ne se gouverne pas par référendum permanent. Le parti veut donc davantage écouter et associer directement les citoyens sans soumettre immédiatement chaque décision gouvernementale à leur approbation ; 0 rend bien cette tension. | Source de la position Q67pcf.fr |
| Le référendum devrait être beaucoup plus utilisé, même lorsque les citoyens votent sur des sujets dont ils maîtrisent mal les aspects techniques. | Accord net : le PCF veut instaurer de nouveaux pouvoirs citoyens, notamment un référendum d'initiative populaire et un droit de pétition, ce qui traduit une volonté claire d'accroître le recours à la démocratie directe. Il associe toutefois ces mécanismes à des conférences citoyennes et à la co-élaboration des lois afin d'éclairer et préparer les décisions complexes. Il soutient donc fortement davantage de référendums, sans assumer aussi directement l'idée de faire voter sans précaution sur des sujets techniques mal maîtrisés ; +2 est adapté. | Source de la position Q68pcf.fr |
| Il serait acceptable de donner davantage de poids politique aux citoyens qui démontrent un niveau élevé de connaissance du fonctionnement des institutions et de l'économie. | Désaccord net : le PCF veut étendre les pouvoirs citoyens, notamment par le référendum d'initiative populaire, le droit de pétition et l'élargissement de certains droits électoraux, et ne conditionne pas le suffrage à une compétence économique. Son projet actuel ne porte toutefois pas l'abaissement général du droit de vote à 16 ans. L'opposition au filtre proposé est donc nette, sans atteindre le degré d'élargissement du suffrage défendu par LFI, le PS ou Les Écologistes ; -2 est adapté. | Source de la position Q69pcf.fr |
| Le président de la République devrait disposer de davantage de pouvoirs pour pouvoir mettre en œuvre un programme pendant cinq ans sans être constamment bloqué par le Parlement. | Désaccord très fort : le PCF propose explicitement de réduire les prérogatives présidentielles et de renforcer le Parlement et le Premier ministre ; la direction est exactement inverse à la question. | Source de la position Q70pcf.fr |
| La proportionnelle intégrale serait préférable au système actuel, même si elle rendait plus fréquentes les coalitions et les gouvernements instables. | Accord très fort : le programme du PCF emploie explicitement l'expression « proportionnelle intégrale » pour l'élection des assemblées afin que leur composition reflète l'influence réelle des forces politiques. La proposition correspond donc directement à une revendication programmatique précise ; +3 est pleinement documenté. | Source de la position Q71pcf.fr |
| Le droit de séjour durable en France devrait dépendre, sauf impossibilité particulière, d’efforts concrets pour apprendre le français, comprendre les règles et usages du pays et participer à la vie collective. | Désaccord modéré : le PCF considère l'intégration comme un objectif légitime et valorise notamment l'accès à l'emploi, à la formation et à l'apprentissage du français, mais il refuse d'en faire un dispositif de sélection ou de précarisation permettant de multiplier les refus et retraits de séjour. Il n'est donc pas opposé aux attentes d'intégration elles-mêmes ; le désaccord porte surtout sur leur usage restrictif, d'où -1. | Source de la position Q72pcf.fr |
| Les différences de délinquance observées s’expliquent davantage par les inégalités sociales et économiques que par la culture d’origine des personnes concernées. | Accord très fort : le PCF conteste explicitement les discours qui attribuent à l'immigration le chômage, la précarité ou l'insécurité et insiste au contraire sur les déterminants économiques et sociaux de ces phénomènes. L'explication principalement sociale et économique de ces difficultés correspond donc très directement à sa doctrine ; +3 est adapté. | Source de la position Q73pcf.fr |
| La France devrait interdire aux agriculteurs l’usage d’un produit jugé trop polluant, même si cette interdiction les désavantage face à des concurrents étrangers qui peuvent encore l’utiliser. | Accord net : le PCF refuse le retour de pesticides interdits pour des raisons sanitaires ou environnementales et accepte donc des normes françaises exigeantes même lorsqu'elles imposent des contraintes aux agriculteurs. Mais il veut simultanément interdire les importations produites avec des substances interdites en France afin d'éviter que les producteurs français supportent seuls ce désavantage concurrentiel. L'interdiction nationale est clairement soutenue, tandis que l'acceptation durable d'une concurrence étrangère plus favorable ne l'est pas ; +2 est donc plus précis que +3. | Source de la position Q74pcf.fr |
| Dans les zones où l'accès aux soins est insuffisant, l'Assurance maladie devrait pouvoir limiter le conventionnement de nouveaux médecins dans les zones déjà bien dotées afin d'encourager leur installation dans les déserts médicaux. | Accord très fort : PCF accepte de limiter le conventionnement de nouveaux médecins dans les zones surdotées afin d’orienter davantage les installations vers les déserts médicaux. Cette position reprend directement l’essentiel de l’arbitrage posé, ce qui justifie +3. | Source de la position Q75pcf.fr |
| L'Assurance maladie devrait rembourser intégralement les soins essentiels, quitte à réduire fortement le rôle des complémentaires santé. | Accord très fort : en juillet 2026, Fabien Roussel réaffirme explicitement l'objectif d'un remboursement à 100 % par la Sécurité sociale de tous les soins prescrits, sans reste à charge, avec suppression des franchises et participations forfaitaires. La proposition correspond donc exactement à l'objectif revendiqué par le PCF ; +3 est directement documenté. | Source de la position Q76pcf.fr |
| Il faut accepter de fermer ou regrouper certaines petites maternités et certains services d'urgence afin de concentrer les équipes et les équipements dans des établissements plus importants. | Désaccord très fort : le PCF combat les fermetures et regroupements dictés par les logiques budgétaires et défend des services hospitaliers publics de proximité, notamment les urgences et les maternités. Il a explicitement soutenu des mobilisations contre des fusions et fermetures de ce type. La proposition de fermer ou regrouper les petites structures est donc directement opposée à sa ligne ; -3 est adapté. | Source de la position Q77pcf.fr |
| Les chefs d'établissement scolaire devraient pouvoir recruter eux-même une partie de leurs enseignants et peser davantage dans leur évaluation. | Désaccord très fort : le PCF défend le recrutement national des enseignants par concours, leur statut de fonctionnaire et une formation publique ambitieuse. Son programme prévoit des dizaines de milliers de recrutements via les concours et des pré-recrutements sous statut d'élève-fonctionnaire. Il est donc à l'opposé d'un système où chaque chef d'établissement recruterait librement ses enseignants ; -3 est adapté. | Source de la position Q78pcf.fr |
| Le financement public des établissements privés sous contrat devrait être conditionné à des objectifs mesurables de mixité sociale. | Accord très fort : la commission Éducation du PCF considère que l'argent public devrait à terme être réservé à l'école publique et critique le financement public du privé lorsqu'il entretient la ségrégation scolaire. Conditionner les financements des établissements privés à des objectifs de mixité est donc au minimum pleinement compatible avec cette doctrine, qui va même plus loin ; +3 est adapté. | Source de la position Q79pcf.fr |
| Dans les zones où le logement manque, une commune devrait pouvoir interdire la location touristique régulière d'un logement qui n'est pas la résidence principale de son propriétaire. | Accord net : le programme municipal 2026 du PCF propose de lutter fortement contre les meublés touristiques et cite favorablement le dispositif parisien imposant une compensation en surface de logement et interdisant ces locations dans le neuf. Cela documente clairement un pouvoir municipal restrictif sur Airbnb, sans constituer pour autant une doctrine nationale d'interdiction générale ; +2 est adapté. | Source de la position Q80pcf.fr |
| La France devrait continuer à fournir une aide militaire et financière importante à l'Ukraine tant que son territoire reste occupé, même si la guerre se prolonge. | Désaccord net : le PCF condamne l'agression russe et défend la souveraineté de l'Ukraine, mais sa ligne actuelle consiste à ne plus alimenter durablement la guerre et à faire du cessez-le-feu et de la négociation une priorité. Il s'oppose à une logique d'escalade militaire et demande une conférence de sécurité paneuropéenne. Continuer une aide militaire et financière importante aussi longtemps que le territoire ukrainien reste occupé va donc nettement plus loin que sa position ; -2 reste adapté. | Source de la position Q81pcf.fr |
| La dissuasion nucléaire française devrait aussi protéger les partenaires européens, tout en laissant à la France seule la décision finale de l'employer. | Désaccord très fort : en mars 2026, le PCF condamne explicitement l'européanisation de la force nucléaire française et affirme que la force nucléaire ne doit servir que les impératifs de la défense nationale, tout en continuant à défendre le désarmement multilatéral. L'extension de la dissuasion française à la protection de partenaires européens est donc l'opposé direct de sa position ; -3 est adapté. | Source de la position Q82pcf.fr |
| Une personne majeure atteinte d'une maladie grave et incurable provoquant des souffrances insupportables devrait pouvoir recevoir une aide médicale à mourir dans un cadre strictement contrôlé. | Accord net : la majorité des députés du groupe communiste a soutenu la création d'un droit à l'aide à mourir lorsque celui-ci est exceptionnel et entouré de critères et de garde-fous stricts. Le groupe a toutefois laissé une liberté de vote sur cette question de conscience et plusieurs députés communistes s'y sont opposés. La tendance majoritaire correspond donc clairement à la proposition sans permettre d'attribuer une position unanimement maximale au PCF ; +2 est adapté. | Source de la position Q83groupe-communiste.assemblee-nationale.fr |
| Les groupes privés à but lucratif ne devraient plus pouvoir gérer d'EHPAD. Les établissements existants devraient progressivement devenir publics ou non lucratifs. | Accord net : le PCF veut développer un service public du grand âge, interdire la création de nouveaux EHPAD à but lucratif et placer les établissements appartenant à de grands groupes privés sous un contrôle public beaucoup plus fort. Cette ligne vise clairement à faire reculer le secteur lucratif. En revanche, le programme national ne formule pas aussi explicitement que la question la conversion obligatoire et progressive de tous les EHPAD privés lucratifs existants en structures publiques ou non lucratives ; +2 reste donc plus précis que +3. | Source de la position Q84pcf.fr |
| Les allocations familiales devraient être versées à toutes les familles selon le nombre d'enfants, sans diminuer lorsque les revenus augmentent. | Accord très fort : en juin 2025, les députés communistes ont défendu le rétablissement de l'universalité des allocations familiales et expliqué vouloir revenir sur la modulation instaurée en 2015 selon le revenu des familles. Ils présentent leur réforme comme une étape vers une « universalité pleine et entière ». La proposition d'allocations non modulées selon le revenu correspond donc directement à leur objectif ; +3 est plus précis que +2. | Source de la position Q85groupe-communiste.assemblee-nationale.fr |
| L'accès aux réseaux sociaux devrait être interdit aux moins de 15 ans, même avec l'accord de leurs parents. | Position intermédiaire : les députés communistes reconnaissent la nécessité de mieux protéger les mineurs et défendent un contrôle effectif de l'âge ainsi que des obligations fortes pour les plateformes. Ils ont cependant critiqué l'interdiction générale des réseaux sociaux avant 15 ans comme une mesure difficilement applicable et insuffisante lorsqu'elle se substitue à la responsabilité des plateformes. Le PCF soutient donc une régulation très forte sans adhérer clairement au principe d'une interdiction absolue même avec l'accord parental ; 0 reste adapté. | Source de la position Q86groupe-communiste.assemblee-nationale.fr |
| Les administrations publiques devraient privilégier des modèles d'intelligence artificielle hébergés en Europe, même s'ils sont temporairement moins performants ou plus coûteux que leurs concurrents étrangers. | Accord net : le PCF défend explicitement une souveraineté européenne en matière d'intelligence artificielle et considère nécessaire que l'Europe maîtrise les infrastructures, les données et la chaîne technologique sur lesquelles reposent les modèles d'IA. Il reconnaît parallèlement le retard industriel européen face aux acteurs américains et asiatiques, ce qui montre qu'il accepte un effort de rattrapage et d'investissement au nom de cette souveraineté. La préférence européenne est donc nette, mais le parti ne dit pas qu'il faudrait accepter sans limite n'importe quel surcoût ou perte de performance ; +2 est adapté. | Source de la position Q87pcf.fr |
| Il faudrait diminuer les prélèvements sur les revenus du travail et, en contrepartie, augmenter ceux qui pèsent sur les revenus du capital et le patrimoine. | Accord très fort : le PCF veut faire progressivement disparaître la CSG payée par les ménages à mesure que le financement par cotisations est renforcé, tout en créant une cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises et un impôt sur leur capital. Sur l'arbitrage précis entre revenus du travail des ménages et revenus du capital posé par la question, le transfert est majeur ; +3 est donc adapté, même si le PCF souhaite parallèlement renforcer certaines cotisations patronales. | Source de la position Q88pcf.fr |