Boussole politique
Transparence du questionnaire

Méthodologie du test politique

La Boussole politique est un outil exploratoire indépendant. Elle compare les réponses de l’utilisateur à des positions attribuées aux partis français et à plusieurs gouvernements européens selon une méthode commune, documentée et reproductible.

Faire le test politique

1. Deux versions du questionnaire

La version complète comporte 88 affirmations et prend environ quinze minutes. La version rapide retient 40 affirmations réparties entre les grands thèmes et prend environ six minutes. Dans les deux cas, l’utilisateur répond sur une échelle de sept niveaux, de −3 (« pas du tout d’accord ») à +3 (« tout à fait d’accord »).

Les cinq questions ouvertes proposées après le questionnaire sont facultatives. Elles ne modifient jamais les scores ni le classement.

2. Six axes politiques

Chaque question possède un ou plusieurs coefficients. Leur signe indique la direction de l’axe et leur valeur absolue son poids. Cette architecture autorise les questions transversales, par exemple lorsqu’une mesure touche simultanément l’économie et l’autorité publique.

3. Codage des partis et des gouvernements

Les entités répondent aux mêmes questions et sur la même échelle que l’utilisateur. Le codage repose principalement sur les programmes officiels et les prises de position publiques documentées. Selon la question, les sources peuvent inclure des déclarations, amendements, textes institutionnels, votes ou documents gouvernementaux.

Chaque note est accompagnée d’une justification, d’une source et d’un niveau de confiance documentaire. Le détail complet est consultable dans l’interface de résultats en ouvrant la fiche d’un parti ou d’un gouvernement.

4. Calcul des scores par axe

Pour un axe donné, les réponses sont multipliées par les coefficients correspondants. Le total est normalisé afin de produire une coordonnée comprise entre −10 et +10. Un score proche de zéro indique une position intermédiaire ou un équilibre entre plusieurs réponses, pas nécessairement une absence d’opinion.

5. Calcul de la proximité

Pour chaque question, le moteur mesure la distance politique entre la réponse de l’utilisateur et celle de l’entité. Il tient compte de l’écart d’intensité et du sens : deux réponses situées de part et d’autre de la neutralité sont davantage pénalisées que deux nuances allant dans la même direction.

Les distances sont mises au carré, puis pondérées par le coefficient de la question et le niveau de confiance documentaire. Une forte divergence est ainsi difficilement compensée par une succession de très petits accords. Si l’utilisateur choisit un axe prioritaire, le poids de celui-ci reçoit un bonus de 30 %.

6. Comparabilité des modes rapide et complet

Dans le mode rapide, les scores de l’utilisateur, des partis et des gouvernements sont tous recalculés sur les mêmes 40 questions. La comparaison reste donc cohérente à l’intérieur de ce mode. Elle est toutefois moins nuancée que celle issue des 88 questions et peut produire un ordre différent.

7. Limites

Synthèse imparfaite

Une note unique résume parfois une position conditionnelle ou évolutive. La justification doit être lue avec le score.

Sources publiques

Le corpus repose principalement sur les programmes et positions documentées, et non sur une analyse exhaustive de tous les votes parlementaires.

Distance, pas adhésion

Le pourcentage est un indice mathématique de proximité. Il ne mesure pas la fraction d’un programme approuvée.

Aucune recommandation

Le classement n’intègre pas tous les éléments d’un choix électoral et ne constitue pas une recommandation de vote.